vendredi 4 avril 2014

Biographie

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Mahi

Vit et travaille à Montpellier.
Licencié en philosophie, étudie à l’École des Beaux-Arts de Rouen (dans la classe de Guy Chaplain)
Créateur de la Collection philosophie de chair  (sous le nom de Didier Mahieu)
page facebook

Expositions personnelles :
 Fondation Pioch Pelat A.R.P.A.C. (Association régionale pour la promotion de l'art contemporain) 2018
Chapelle des pénitents de Gordes (Vaucluse) 2018
"Les Hauts de Calvisson" (Gard) 2017
Château des Evêques de Lavérune (Musée Hofer-Bury) (Hérault) 2017
La chute des corps au Théâtre de Lattes (scène conventionnée) 2017
Cabestany (Pyrénées Orientales) Centre Culturel Jean Ferrat
Fumades-les-bains (Gard) galerie du Centre de Développement Culturel
Octon (Hérault) - Village des arts - "Les bebeloglyphes" et "chute des corps" organisée par le P.A.R.C. (Pôle Artistique Réseau Culturel) 2016
Lattes (Hérault) Scène Conventionnée Jacques Coeur
Millau (Aveyron) invité par le Service Culture de la Ville de Millau 2015 
Galerie Morastel - invité par le service culturel de la Ville de Mauguio (34) 2015
Galerie des Halles (Castries) (34)
Galerie Daniel Duchoze (Rouen)
Forum du Tréport (76) 
Maison Henri IV – (Saint Valéry) (76)
Galerie du moulin (Villemur sur Tarn) (31)
Rétrospective "Dix ans de scénographies" au Théâtre des deux rives (Rouen) - Centre Dramatique National

(En 1998  il crée la Collection Philosophie de Chair et suspend totalement son activité de plasticien. 2013 : Reprise…)

Expositions collectives :

Juvignac 2017 (Prix "Coup de coeur")
Espace Saint Ravy de Montpellier
Biennale de printemps de Cabestany (P.O.) 
Foire d'art actuel de La Domitienne (Colombiers)  
Salon de Rouen
De Lascaux au stylo optique Bourgthroulde
Février-Création (Brive la Gaillarde)
Rencontres artistiques de Saint Valéry - (Lauréat
Château de La Chapelle sur dun 
Château de Sédières (Domaine Départemental de la Corrèze)
Les arts verts – (Meyssac)
Biennale d'art contemporain de Servaville-Salmonville

Scénographies :

Devient scénographe et créateur de costumes en 1985 au Théâtre des deux rives (Centre dramatique de Haute-Normandie)  notamment pour La lente agonie des grands rampants, Le barbier de Séville, Les caprices de Marianne, Medea, Comme une histoire d'amour, Le fils naturel, Du mariage au divorce, La nuit et le moment, L’enfance de Mickey, La nuit des rois...
Pour la Compagnie Catherine Delattres : Le Cid, L'inconnue de Calais,  Le paradis sur terre
Opéra comique de Philidor Sancho Pança  (direction Philippe Hui).
Pack et Secret-Expo (Centre d'art et d'essai de Mont Saint Aignan).
Installation d'une structure de containers pour l'Armada des musiques (Rouen)
Installations sur catamaran pour Jazz à bord  et Jazz en Seine. (Région Haute Normandie)
Collabore avec la Compagnie Volpinex (Montpellier).

Parallèlement, conception d'affiches pour spectacles, concerts, etc...


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Selfie démesuré
(1m x 1m) "Les racines du carré"
Lin et velours sur toile de lin

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L’innocence perdue : quinze ans avec sursis. 


            Dans les années 90,  tout en étant scénographe et accessoirement comédien de profession, je façonnais innocemment, sans relâche, et dans le plaisir, une suite d’ouvrages, dits « tableaux », que je proposais ensuite au regard des autres dans des galeries. Le retour était plutôt favorable et tout était pour le mieux. Un jour de relâchement, je jetai sur un panneau de particules, presqu’au hasard, différents matériaux usagés, pigments, charbon, etc, que j’agençais librement. Cela donna ce que j’appelai le « Magma bleu ». Quand je regardais ce travail, je m’y retrouvais totalement : cette forme abstraite, c’était moi, authentiquement ; j’en étais très surpris car il me semblait que c’était plus le hasard que moi-même qui avait conduit le travail.

Le magma bleu


            C’est alors que je me posai quelques questions théoriques sur mon activité. Je commençai à (ré)ouvrir des livres de philosophie – section esthétique/art - et, de question en question, de livre en livre, je fus comme happé par cette discipline, m’inscrivis à l’Université de Rouen, et finalement, passai avec bonheur une licence de philosophie. 

            Parallèlement, telle la femme de Loth transformée en statue de sel, je ne pouvais plus tracer une ligne, choisir une couleur, sans me poser des questions sur mon geste, j’avais perdu la nécessaire innocence, j’étais littéralement figé, pétrifié. J’arrêtai alors toute production plastique tout en créant la Collection philosophie de chair, série de spectacles sur des textes de grands philosophes. Tout cela dura une quinzaine d’année, théâtralement productive, pendant laquelle mon abstinence plastique, dans les actes bien réelle, n’était pourtant pas définitive dans mon esprit : j’avais toujours l’envie de m’y remettre tout en étant bloqué par mon questionnement un peu trop intellectuel, c’est-à-dire un peu idiot. Pendant ce temps donc, je notais furtivement sur un cahier de « desseins » d’éventuels projets plastiques futurs.

           Je sais aujourd’hui que l’innocence est perdue à jamais, mais il y a quelque chose en moi d’irrépressible qui doit sortir, s’exprimer. Ça pourrait se faire par les mots, mais je n’y arrive pas, j’ai l’impression d’être plus éloquent avec les formes, la matière, les images. J’ai donc repris mes outils en essayant d’oublier que je ne suis plus innocent. Voici donc comme des pourparlers.


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Photo Didier Mouchel

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